six order pieces

(2011)

danse contemporaine

Artiste invitée par Thomas Lebrun

LE PROJET

" 60 minutes - Six pièces de dix minutes. J’apparaîtrai au gré des envies des artistes invités ; je serai interprète de leurs écritures, où la danse servira, s’adaptera, mettra en avant leurs particularités artistiques... Je pourrai écrire à leur demande, improviser sous leur direction, construire selon leurs désirs... la danse devant être au service de leur acte créatif."                                                       Thomas Lebrun

"Le  sujet : "l'ordre" semble déjà à première vue assez vaste mais pour une vidéaste et monteuse, il m'est impossible d'omettre le fait que, plus que le mot, la notion de même de l'ordre est profondément lié au processus de création d'une œuvre filmique et questionne d'une manière fondamentale ma discipline. L'ordre des séquences... L'ordre des plans... La base du montage... Dans le cas d'une narration  « classique », l'ordre la constitue. L'ordre se veut réaliste, chronologique, logique pour la compréhension du spectateur. Déjà donc, l'ordre semble très explicitement lié au temps, à la perception et à la représentation et constitue avant l'écriture filmique du vidéaste. Mais il peut aussi provoquer des rapprochements, susciter des correspondances, ou rechercher l'émotion, le trouble des sensations. Ainsi donc, un certain ordre interne peut restituer le chaos, le désordre. C'est ce paradoxe qui m'intéresse. Trouver la liberté qui découle des ordres (à commencer par ce projet!) Confronter l'ordre et le chaos en confrontant la forme et le fond, en organisant un désordre... « L'ordre suppose un certain désordre qui vient réduire » (Paul Valéry)

Et puis, il y a Thomas Lebrun. Ce qu'il est. Ce qu'il représente. Mon rapport à lui. Son rapport aux autres. Sa commande. Mes recommandations. Il y a le but de tout cela. Sa finalité. Un spectacle. Ses règles. Les règles du jeu. Et puis, changer l'ordre des choses n'est pas inverser les rôles. La création vidéo n'a pas de sens sans tout cela et prendra corps quand tout sera en Ordre. « Ordre » le mot est si vaste... Peut-être vais-je m'y perdre. Et Thomas Lebrun? Peut-être le dompterai-je. Je prends le risque !"

Charlotte Rousseau

CRITIQUES :

 

"(...) Aussi, la captivante projection de la vidéaste Charlotte Rousseau instille-t-elle l’image en fond de scène pour compléter le choix des médias avec lesquels cette création chorégraphique s’est façonnée aujourd’hui.

La mélancolie de l’enfance y défile, en noir et blanc, un visage juvénile penché par la fenêtre d’un train, happé par la célérité du mouvement. Par la trame de l’écran se boucle ici une boucle. Celle du cycle originel. Des premiers pas dans la vie, puis à la barre. Des débuts sur la scène. De la fin tout simplement, le corps mis à mort – la quarantaine du danseur tracasse ici son enveloppe charnelle et son esprit. La danse s’abat sous l’emprise du temps, le compte à rebours lancé. Les chiffres de un à dix se déroulent inexorablement sur la toile blanche. Une voix d’outre-tombe les scande, imposant le diktat des minutes à un rythme hypnotique, menaçant. Le corps à plat, Thomas Lebrun ne se relèvera pas du KO final, à l’instar des boxeurs qui s’uppercutent en arrière-plan filmique."

CécileDallaTorre (LE COURIER)

"(...) Engagement dans la manière de confondre son imaginaire enfantin au regard porté par la vidéaste Charlotte Rousseau qui au grès de ses créations surréalistes nous emporte dans un univers à la fois hypnotique et onirique. Sur les rails de la vie, la danse se juxtapose à la course folle d’un enfant sur le quai d’une gare. Les instructions gestuelles sont exécutées sous le décompte d’une autoritaire voix off. "

Pascale Logié-Broussart (Lille-Dicidanse)

"Et puis cette séquence encore, conçue celle-ci par Charlotte Rousseau. Sur la paroi du fond, un film en noir et blanc montre deux boxeurs. Ils cognent tandis que sur scène une voix off égrène lentement des chiffres, de un à dix. Sur ce décompte, Thomas Lebrun traverse l’espace au ralenti, comme l’écume sur un rivage mauvais. Dans un moment, il se cabrera, frappera à son tour un adversaire invisible, essuiera des coups et jouira – c’est l’impression qu’il donne – d’être sonné. K.-O., il n’est plus sous nos yeux qu’un dos convulsif. Le sanglot d’un dos."

Alexandre Demidoff (LE TEMPS)

DISTRIBUTION :

Conception, chorégraphie et interprétation : Thomas Lebrun

Collaborations artistiques et chorégraphies : Bernard Glandier (chorégraphe), Ursula Meier (scénariste/réalisatrice), Michèle Noiret (chorégraphe), Charlotte Rousseau (vidéaste), Scanner (compositeur), Jean-Marc Serre (créateur lumière)

Assistante : Anne-Emmanuelle Deroo

Musique : Robert Devisée - Suite en UT mineur (Prélude), Dez Mona - Arid Song, Sara Gorby - Sound of Ghetto (Kunderlech), Joachim Holbek - Introduction et The long drowning, Francisco Lopez - untitled music for geography, Scanner - Beef. Verb. Jay. Scheelan.Thrones of Hives et Rewind Combine, Giacinto Scelsi - Chukrum II, Kurt Weill - Ballad of the drowned girl and Second poem of the unknown soldier from Das berliner requiem
Création lumière : Jean-Marc Serre
Costumes : Jeanne Guellaff

Régie lumière : Jean-Marc Serre
Régie son : Mélodie Souquet
Régie vidéo : Charlotte Rousseau

Production : Compagnie Illico
Coproduction : Les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, Danse à Lille/CDC, le CCN du Havre - Haute-Normandie (dans le cadre de l'accueil studio), l’ADC (Genève - Suisse), la scène nationale du Manège Maubeuge/Mons, l’association Beaumarchais-SACD dans le cadre de l'aide à l'écriture et de l'aide à la production

Résidence : Compagnie Michèle Noiret/Tandem asbl (Bruxelles), Micadanses - Paris dans le cadre du programme de résidence mensuelle, résidence In Situ au Collège Roger Martin du Gard à Épinay-sur-Seine, avec le soutien de la Maison du Théâtre et de la Danse.

Ce projet est soutenu par le Département de la Seine-Saint-Denis et s’inscrit dans le cadre du dispositif départemental In Situ 2010/2011, artistes en résidence dans les collèges

Pouce ! est un solo dansé et chorégraphié par Bernard Glandier - Créé en mai 1994 pour le festival Danses au cœur à Chartres - Transmis à Thomas Lebrun en 1999.

CREATION LE 13.05.11 à la MC93 dans le cader des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis

© 2003-2020  charlotte Rousseau